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Le Seuil
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Avec près d'un million d'espèces recensées, les insectes représentent plus de la moitié des êtres vivants connus soit environ 80 pour cent des espèces animales ! Ces conquérants de la planète sont encore loin d'avoir livré tous les secrets de leurs extraordinaires capacités d'adaptation et de multiplication. Redoutés ou admirés, ignorés ou recherchés, utiles ou nuisibles, ils sont depuis toujours associés à l'homme qui prend aujourd'hui conscience de leur rôle fondamental dans le maintien des équilibres naturels.
Cette galerie de plus de 200 macrophotographies hors du commun, source d'émerveillement ou d'inquiétude, dévoile un univers d'une richesse et d'une diversité insoupçonnées. En découvrant ces portraits d'insectes du monde entier, on restera subjugué devant un pareil foisonnement de formes et de couleurs.
Écrit dans un style vivant, riche en anecdotes et facilement accessible, cet ouvrage, illustré de dessins au trait d'une grande précision, permettra de satisfaire à la fois la rigueur des esprits scientifiques et la sensibilité de
tous ceux qui aiment à contempler la prodigalité de la nature.
Une exploration entomologique inédite, jalonnée de gros plans éblouissants.
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Situées aux confins de notre globe, les régions polaires sont plongées dans une longue pénombre glaciale au cours des longs mois d'hiver, mais renaissent à l'amorce de chaque printemps. Elles se peuplent alors d'une
faune originale, adaptée à la vie sous les hautes latitudes mais aux visages bien différents d'un hémisphère à l'autre.
Largement prisonnier d'une épaisse couche de glace permanente, le continent antarctique est un véritable désert et sa faune est exclusivement tributaire, pour sa subsistance, du riche océan qui baigne ses côtes hostiles. Surprenants oiseaux incapables de voler, les manchots en sont les plus célèbres représentants et cohabitent avec les phoques et les baleines dans des eaux prolifiques en crustacés (le Krill). Plus au Nord, de minuscules îles épargnées par la banquise sont le repère des albatros et des pétrels, infatigables voyageurs qui sillonnent l'océan austral dans la zone des « 40e rugissants » et des « 50e hurlants ».
Beaucoup moins hostile d'un point de vue climatique, les terres de l'Arctique perdent souvent leur couverture neigeuse en été, au profit d'immenses pâturages exploités par des troupeaux d'herbivores, eux-même traqués
sans relâche par de redoutables prédateurs. Dans les lacs et les marécages, une multitude de petits invertébrés attire des myriades d'oiseaux venus de lointaines contrées pour assurer leur reproduction dans ces terres fertiles. Cloisonné par des continents qui emprisonnent la banquise et freinent sa dislocation, l'océan glacial arctique est une vaste plate-forme glacée, terrain de chasse de l'ours polaire, puissant prédateur expert dans la chasse aux phoques. Dans la frange côtière de l'océan, les secteurs libres de glace
sont le domaine des pingouins qui se gorgent de poissons en eaux peu profondes.
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Singulier, diversifié, familier, insolite et bruyant, tel est le monde des amphibiens. Qu'il interpelle, séduise ou déplaise, il réunit tous les paradoxes et ne laisse jamais insensible. Présents sur terre depuis 360 millions d'années, les amphibiens ont été les premiers animaux à quatre pattes et les pionniers de la conquête des terres émergées. Qu'ils soient aquatiques, terrestres ou arboricoles, les grenouilles, crapauds, tritons ou salamandres de notre enfance, ne sont que les pâles représentants d'un univers d'une richesse infinie. Illustré par les clichés rares, esthétiques et inattendus de Paul Starosta, ce livre nous dévoile des créatures fascinantes, aux anatomies surréalistes et aux couleurs extravagantes. Teddy Moncuit nous raconte avec justesse et passion, leur fantastique stratégie d'adaptation, dévoilant des aspects méconnus, surprenants, voir tragiques de leur vie d'exception. Ce cocktail de deux passionnés est d'abord un hymne à la vie et la beauté animale, réhabilitant de façon poétique une faune souvent occultée. Mais il est avant tout une reconnaissance sans faille envers une nature artiste, prodigue en formes, couleurs, ingéniosités ; inspirant respect, reconnaissance et réflexion.
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Le documentaire " Voyageurs du ciel et de la mer " réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud sera projeté dès avril 2004 en exclusivité dans la salle du Tapis Magique du Futuroscope. Deux écrans permettent au spectateur de voir les images défiler face à lui et sous ses pieds, lui procurant ainsi l'étrange sensation de flotter dans le paysage sur un plancher de verre.
Deux équipes, six mois de tournage ont été nécessaires pour rejoindre et filmer les grands voyageurs de la planète, en France, en Afrique du Sud, au Canada, au Kenya, en Argentine et dans les îles Féroé. En partageant leur route, nous observons comment les oiseaux et les mammifères marins se comportent au fil de la journée et des humeurs du ciel et de la mer.
" Juin 2003, Afrique du Sud : premier tournage lointain. Les baleines à bosse remontent de l'Antarctique vers le canal du Mozambique. Les baleineaux font le voyage dans le ventre de leur mère.
Novembre 2003, Afrique du Sud : dernier tournage lointain. Les mêmes baleines à bosse font route vers le grand sud, s'attardant parfois pour jouer avec leur bébé de 4 tonnes. Entre ces deux tournages, une quête permanente : être présent dans un hémisphère comme dans l'autre aux grands rendez-vous de la nature. Rejoindre aux îles Féroé, Fous de Bassan, Guillemots et Macareux avant qu'ils ne regagnent le grand large - approcher sur le Saint-Laurent la mythique baleine bleue ( trois fois plus longue que notre embarcation), naviguer jusqu'au couchant avec une bande de rorquals communs dont les souffles s'élèvent jusqu'au ciel et brumisent nos visages, surprendre l'instant où la " Jubarte " élève au-dessus des flots les cinq mètres de sa nageoire pectorale pour frapper la surface de l'eau en une gerbe étincelante - survoler la vallée du Rift avec les pélicans et les flamants roses - retrouver en Argentine les baleines franches et leurs baleineaux tout droit sortis de la préhistoire - voler avec les cygnes chanteurs, les bernaches nonnettes et les oies des neiges qui se regroupent au Cap Tourmente (Québec) pour une brève halte à mi-parcours entre l'Arctique et leurs quartiers d'hiver américain ".
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Histoire des animaux domestiques ; XIXe-XXe siècle
Damien Baldin
- Le Seuil
- 2 Janvier 2014
- 9782020974509
C'est au XIXe siècle qu'a pris forme notre rapport intime avec nos animaux domestiques. On a peine à l'imaginer aujourd'hui : en ville, ils sont partout. Chiens et chevaux d'attelage, veaux, vaches, cochons... Dans les campagnes, ils n'ont jamais été aussi nombreux. Une nouvelle familiarité se noue entre hommes et animaux dans les fermes et les appartements. L'intimité des sentiments s'exprime de plus en plus ouvertement dans la vie quotidienne, la littérature et la peinture. La sensibilité à leur souffrance se renforce et les mauvais traitements qu'ils peuvent subir commencent à être réprimés. Les militantes féministes notamment jouent un rôle clé dans ce mouvement. La loi désormais les protège. Cette attention nouvelle n'empêche pas la recherche d'une maîtrise croissante et d'une amélioration de l'utilisation des animaux par le dressage et par la médecine vétérinaire, qui prend alors son essor. Dans le même temps, la saleté, l'errance des animaux, la vue de leur sang sont de moins en moins tolérés. Fourrières et abattoirs font leur apparition. Un partage se dessine entre les élus du cercle familier, choyés et protégés, et les autres. C'est tout un pan d'histoire culturelle dont nous sommes aujourd'hui les héritiers que révèle ce livre.
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Petits et innombrables, les insectes et les autres arthropodes terrestres nous confrontent aux limites du possible. Ils forment une composante essentielle de la biodiversité et jouent un rôle décisif dans le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Au cours de l'évolution, certains d'entre eux ont développé de fascinants phénomènes de vie sociale et d'intelligence collective. L'entomologie qui se consacre à leur étude a joué un rôle pionnier dans le renouveau de la classification et dans l'observation des comportements animaux.
La philosophie trouve dans ces êtres vivants une forme d'animalité faussement familière et finalement si éloignée de l'autre qu'elle l'invite à repenser les effets d'échelle et les notions de monde et de milieux. En outre, suscitant le rejet plus souvent que la compassion, les insectes contribuent aux débats sur les fondements d'une attitude éthiquement réfléchie envers les animaux.