Mardaga Pierre

  • Dans cet ouvrage, trois grandes spécialistes de l'art moderne et de Marc Chagall se penchent sur le travail d'illustration de la Bible réalisé par l'artiste en 1930 et 1931, à la demande de l'éditeur Ambroise Vollard.

    La critique connaissait déjà les quarante gouaches préparatoires aux gravures de la Bible. Mais la découverte récente des vingt-deux études inédites rassemblées dans ce livre bouleverse la compréhension de cette oeuvre.

    Par un jeu subtil de couleurs et de formes, Chagall ne se limite pas à illustrer la narration biblique : il construit sa propre interprétation du texte, révélant sa vocation prophétique.

    Les vingt-deux études inédites forment un ensemble où se mêlent l'aquarelle, la gouache, le pastel, l'encre et le crayon. Plus spontanées encore que les gouaches, elles semblent refl éter l'inquiétude et les menaces sourdes d'un temps tragique.
    Les auteurs nous racontent l'oeuvre de Chagall, son imprégnation de la philosophie russe du XXe siècle, ses références à l'art grec, aux icônes russes et à la peinture occidentale.

    L'exposition Chagall s'ouvrira en janvier 2015, au musée de Nice.

  • Ce livre nous entraîne dans un périple sur les cinq continents, à la découverte de ces diplomates qui ont porté haut les couleurs de la Belgique depuis 180 ans. Très tôt, le travail diplomatique fut associé à la défense des intérêts commerciaux de ce pays tourné vers l'exportation. Puis ce fut l'époque de l'expansion vers l'outre-mer qui vit les diplomates belges ouvrir des ambassades à Tokyo, à Pékin, à Téhéran, à Mexico et dans bien d'autres capitales éloignées. A partir du XXe siècle, les diplomates belges vont jouer un rôle non négligeable dans toutes les enceintes multilatérales, que ce soit à la Société des Nations puis à l'ONU, à l'OTAN, et, bien évidemment, à l'Union Européenne. Les valeurs qui ont animé ces diplomates depuis 1830 sont celles de la tolérance, du dépassement des nationalismes, de la recherche des compromis. Comme l'indique l'auteur, les diplomates belges se sont distingués par trois qualités essentielles : la motivation, le sens des responsabilités et la représentation. Il faut être motivé pour parcourir la planète, se mettre à l'écoute des autres, en apprendre les langues, comprendre l'évolution politique et économique d'un pays, rechercher tout ce qui peut resserrer les liens bilatéraux. Il faut aimer les responsabilités quand on est envoyé en poste pour gérer des dossiers complexes, négocier un accord commercial, organiser un rapatriement ou toute autre démarche auprès des plus hautes autorités locales. L'auteur a tout à fait raison d'écrire que les diplomates belges sont des « all weather diplomats ». Enfin, la représentation, loin d'être un exercice de mondanités, consiste à offrir la meilleure image de son pays et de toutes ses composantes, en public comme en privé.

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